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vendredi 13 mars 2015

Axolot - Tome 1

Axolot, la bande-dessinée écrite par Patrick Baud et illustrée par une dizaine de dessinateurs est un objet que tout amateur d'histoires extraordinaires et d'anecdotes cocasses se doit d'avoir dans sa bibliothèque ! Pour ma part, c'est ma chère amie Axelle qui me l'a prêtée, mais je peux vous assurer qu'elle rejoindra mes étagères dès que l'occasion se présentera. Axolot, ce n'est pas seulement une bande-dessinée. A la base, c'est d'abord un blog et une chaîne Youtube, tous deux de grande qualité et sur lesquels je vous recommande vivement d'aller faire un tour. Un livre que je n'ai pas encore découvert a également été publié. Inutile de dire que je suis désormais très tentée ! Mais revenons à ce qui nous intéresse aujourd'hui, la bande-dessinée.


Ce cabinet de curiosités aussi original qu'intéressant est découpé en plusieurs parties. Il y a d'abord les petites histoires racontées en mini bandes-dessinées s'étalant sur plusieurs pages, avec parfois une note conclusive apportant des éléments supplémentaires à l'histoire. Le fait qu'une dizaine d'illustrateurs aient participé à sa réalisation lui donne un côté délicieusement éclectique. Vous y trouverez également beaucoup d'humour, souvent noir (et macabre, aussi), mais bien dosé. Le genre humain y est souvent tourné en dérision, et c'est assez savoureux !

Entre ces histoires, viennent s'insérer quatre rubriques aux sujets plus spécifiques : Bestiaire extraordinaire, 10 façons dont votre esprit vous manipule , 5 arbres hors du commun et enfin Cabinet de curiosités. Celles-ci regroupent différentes anecdotes, illustrées pour certaines, mais surtout racontées de façon plus concise que les précédentes. J'ai vraiment adoré ces quatre rubriques qui, combinées au reste font de cette bande-dessinée un objet unique. On pourrait craindre un ensemble décousu, mais ce n'est absolument pas le cas. Tout est cohérent, fluide et extrêmement singulier, signe que ce cabinet de curiosités vaut définitivement le détour ! De plus, vous y resterez un bon moment, car la bande-dessinée est assez copieuse, et il y a de quoi passer quelques heures à s'étonner en bonne compagnie.

C'est d'ailleurs typiquement le genre d'ouvrage à offrir et à partager. Avec son esthétique des plus réussies, et son contenu dense et captivant, il ne manquera pas de séduire tous ceux qui lui donneront sa chance.

 Axolot Tome 1, Patrick Baud, Delcourt, 2014,  128 p.


jeudi 5 mars 2015

Curtain Call

Il y a des livres auxquels il n'est pas possible de résister, et cela, en dépit de la meilleure volonté du monde. C'est un peu comme s'il vous appelle, vous crie de l'emporter et vous assure que vous allez aimer ce qu'il aura à vous raconter. C'est un peu ce qui s'est passé pour moi avec Curtain call d'Anthony Quinn. J'ai fait plusieurs librairies lorsque je suis allée à Londres le mois dernier, et je l'ai vu dans chacune d'entre elles. Il était présenté sur les tables aux côtés d'autres nouveautés, avec cet air semi-discret et sa couverture superbe. Je l'ai pris, reposé, repris et reposé. Et puis ma carte de fidélité Hatchard's m'a valu un bon de 20£, donc j'y suis retournée deux jours plus tard, et j'ai craqué. Sur le trajet du retour, j'avais prévu de commencer le sixième tome d'Harry Potter, mais la batterie de ma liseuse était à plat (oui, c'est bien une chose qu'on ne peut reprocher au papier), et le seul livre qui était à portée de main dans le train, et bien c'était celui-ci. Donc je l'ai commencé, et je ne l'ai plus reposé.

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L'histoire commence alors que Nina Land, actrice du West End, interrompt accidentellement une tentative de meurtre dans un hôtel de Londres. N'étant pas censée se trouver là à ce moment précis, et surtout pas accompagnée d'un homme marié, elle décide de taire la scène avant de revenir sur sa décision : et si ce mystérieux agresseur était le "tie-pin killer" que la police ne parvient pas à arrêter ? En parallèle, nous faisons la connaissance de l'extravagant Jimmy Erskine, critique de théâtre réputé, égocentrique et désinvolte, avec un sérieux penchant pour la boisson et les escapades nocturnes en compagnie de jeunes hommes. Sa peur constante de vieillir le conduit à mener une vie toujours prête à basculer, et ça aurait déjà été le cas sans la bienveillance de Tom, son secrétaire, qui lui aussi cache un secret. Mais il est contraint de le partager avec Madeleine, cette même jeune femme venant d'échapper aux griffes de son agresseur grâce à l'intervention inattendue d'une jeune actrice...

J'aime beaucoup ces romans où les destins s'entremêlent, nous dressant le portrait d'un microcosme sociétal qu'il est particulièrement plaisant de suivre. Si le résumé du livre suggère une intrigue entièrement construite autour de la résolution d'un meurtre, il n'en est rien. Certes, la traque du tueur fait partie intégrante du livre, mais elle se révèle surtout être un prétexte à la rencontre de plusieurs personnages aux passifs et intérêts différents. Cela est dû au fait que nous ne suivons pas un enquêteur en particulier (qu'il soit policier ou amateur) mais bien une flopée de personnages touchés de près ou de loin par cette affaire. Le point de vue de l'auteur est omniscient mais chacun des chapitres se concentre sur un personnage en particulier, nous permettant ainsi d'en apprendre plus sur ces derniers. Certains personnages sont plus creusés que d'autres. Pour ma part, j'ai particulièrement aimé suivre les pérégrinations de Jimmy, qui se révèle être un specimen du genre humain particulièrement réussi dans tout ce qu'il a de plus complexe, ne répondant à aucun qualificatif définitif et toujours sur le point de nous décevoir ou de nous attendrir.

Curtain call n'est pas qu'un roman à intrigue ou à personnages. C'est aussi un roman qui dresse le portrait d'une société particulière : celle du West-End londonien de la fin des années 30 et de tous les enjeux définissant ses acteurs. La gloire éphémère, la peur du lendemain, l'homosexualité, la prostitution de luxe ou encore le fascisme anglais de l'époque,... 

En résumé, je vous conseille vivement ce roman qui fut une superbe découverte pour moi. Alors que je n'en attendais pas plus qu'un cosy mystery, il s'est révélé être bien plus. Anthony Quinn a une plume délicieuse et addictive. Il fait planer une atmosphère angoissante bien particulière au-dessus de ses personnages, nous faisant nous interroger sans cesse sur la façon dont la tension dramatique va se dénouer.

Un extrait :

"Jimmy read it through again. He loved the way his prose fell into place. He was also rather sick of it. Forty-odd years of theatre-going, at least thirty of them spent writing about it, was bound to blunt your edges. True, with experience had come a certain godlike assurance: it was impossible to avoid the feeling that his critical verdicts were consistently and remarkably 'right'. What use in being a critic otherwise ? The problem was in finding different ways of saying the same thing over and over again (...). Reading through the proofs of his latest collection of reviews, he had been aghast at the way the same phrases - jokes - aperçus - infested his paragraphs like bothersome weeds (...). Change ? He would if he had the time. But he was too busy attending the plays, or reading the books, or writing half a dozen other articles at once to finesse every last word. Deadlines massed overhead each week, like ravens pecking on the roof. His memory, capacious as it was, couldn't always identify the same amusing 'jeu d'esprit' he had essayed six months before."

Curtain call, Anthony Quinn, Jonathan Cape London, 326 p.


dimanche 22 février 2015

Charlotte

Il y a plusieurs semaines que j’ai refermé Charlotte, et je peux vous dire qu’il me hante toujours aujourd’hui. C’est un roman que je suis certaine de relire un jour, et pour tout vous avouer, j’ai déjà envie de le relire là, maintenant, tout de suite.

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Découpé en huit parties, le roman retrace la vie de Charlotte Salomon, peintre juive allemande. Nous la suivons depuis son enfance jusqu’à sa mort, exécutée à l’âge de 26 ans, alors qu’elle était enceinte. Charlotte grandit dans le milieu intellectuel et artistique berlinois. Tout en faisant face à un passé familial assez morbide, elle découvre sa passion pour l’art et entre à l’Académie des Beaux-Arts. S’ensuit la fuite en France au début des années 40. C’est là qu’elle réalisera son oeuvre autobiographique Leben ? oder Theater ? Le climat de l’époque baigne le récit, mais il ne prend jamais le pas sur la voix de l’héroïne. Nous vivons l’histoire à travers ses yeux, ce qui est d’autant plus bouleversant.

Mais Charlotte n’est pas uniquement un récit de vie. C’est aussi le récit d’un écrivain aux prises d’un sujet qui le fascine et qu’il a du mal à appréhender. Les paragraphes racontant l’histoire de Charlotte se succèdent et s’entrelacent aux anecdotes et confidences de l’écrivain sur le chemin qui l’a mené à écrire ce roman. Un peu à la façon de notes de bas de pages qui seraient intégrées au récit. Il explique sa connexion avec son héroïne, comment ce style bien particulier de rédaction s’est imposé à lui et les recherches qu’il a menées. L'auteur nous livre un très beau travail de mémoire. C'est passionnant, bouleversant et unique. Je vous le recommande chaudement.

Charlotte, David Foenkinos, Gallimard, 221 p.

lundi 16 février 2015

#BibliophileMonday : Jane Eyre

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd'hui pour un billet où je vous montre ma jolie édition de Jane Eyre de Charlotte Brontë que j'ai acheté récemment lors de mon dernier voyage à Londres.

J'ai trouvé cette édition chez Anthropologie, une boutique qui recèle de jolies choses, bien que les prix soient un peu (trop) élevés. Cependant, ils ont de très jolies éditions de certains classiques, dont celui-ci pour lequel j'ai craqué tout de suite. Un bon moyen de se faire un petit plaisir, surtout que mon joli livre a été emballé dans eu papier de soie... Ce n'est pas grand chose, mais c'est typiquement le genre de petite attention qui plait beaucoup à la bibliophile que je suis !


Illustrations by Mr Boddington






N'hésitez pas à me montrer vos éditions favorites sur Twitter ou sur Instagram avec le hashtag #BibliophileMonday.



dimanche 8 février 2015

The Mousetrap by Agatha Christie



La semaine dernière, je suis allée voir The Mousetrap d'Agatha Christie (La souricière, en français). La pièce est jouée depuis 63 ans, et parvient toujours aujourd'hui à faire briller les lumières rouges sur la façade du Martins theatre. Pas étonnant, c'est un vrai petit bijou ! Que vous soyez ou non un mordu de Dame Christie, je peux vous garantir que vous passerez un bon moment.

Je n'avais pris aucun renseignement concernant l'histoire au préalable. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, même si j'aspirais à une ambiance très british, comme dans beaucoup des romans d'Agatha. Et je pense que c'est la meilleure façon d'appréhender la pièce. Rien de tel que de se laisser porter par l'intrigue, se construisant petit à petit au fil des dialogues, et de faire la connaissance des personnages au fur et à mesure qu'ils apparaissent sur scène. Ils forment un ensemble que je qualifierais de "typiquement Christie", mais surtout, ils sont tous brillamment interprétés. Ils vous feront rire, grincer des dents, mais ce qui est certain, c'est que vous passerez un excellent moment en leur compagnie.


29.01.15

Je voudrais bien vous en dire davantage, mais je pense que le mieux est justement de ne pas trop en dévoiler. J'avais simplement envie de vous confier mes impressions générales, afin de vous donner à vous aussi l'envie de vous y rendre lors d'un prochain passage en terre anglaise. De toutes façons, je suis tenue au silence, car après tout, je suis désormais dépositaire d'un des secrets les mieux gardés de Londres ! La pièce se termine en effet par les acteurs nous faisant la demande, pour le moins formelle, de ne pas révéler la résolution de l'intrigue à ceux qui ne la connaissent pas encore... A noter que ça ne m'empêche pas d'avoir envie de revoir la pièce, ni d'avoir la furieuse envie de la redécouvrir sur papier...!

Quoiqu'il en soit, j'espère que je vous ai donné envie de découvrir vous aussi cette petite merveille. Que ça soit en live (le merveilleux accent British est un gros plus), ou sur papier. N'hésitez pas à me dire ça dans les commentaires ci-dessous. Et pour ceux qui sont dans la confidence, je serais plus qu'heureuse de lire vos impressions, mais n'oubliez pas de rester discrets :-)

mardi 20 janvier 2015

Morwenna

Morwenna a 15 ans, et vient de perdre sa soeur jumelle dans un accident. Meurtrie tant psychologiquement que physiquement (une de ses jambes ne fonctionne plus correctement), elle décide de fuir sa mère, folle et maléfique. Elle fait alors la connaissance de son père, qu'elle n'a jamais vu jusqu'ici. Daniel vit dans un manoir avec ses trois demi-soeurs qui lui assurent confort matériel et salaire, un moyen pour elles aussi d'imposer leur autorité. C'est ainsi que sur leur volonté, Morwenna intègre l'école privée d'Arlinghurst. Avec sa canne, son accent gallois et son goût pour la lecture, elle a bien du mal à se fondre dans le décor. Mais peu importe, car notre héroïne préfère la compagnie de ses livres, et celle des fées. Ca ne l'empêche pas de se sentir parfois seule et d'avoir envie de se trouver un "karass" (en référence à un roman de K. Vonnegut), c'est-à-dire "un groupe de gens qui sont authentiquement interconnectés".


Morwenna (Among others, en vo) est un roman magnifique qui m'a fait une très forte impression. Je pense que comme les fées qui accompagnent l'héroïne, il restera longtemps à mes côtés. Ecrit sous la forme d'un journal intime, il endosse les traits du roman d'apprentissage, tout en appartenant à la fantasy. Il est aussi une ode à la lecture. Morwenna s'échappe dans les romans qu'elle dévore les uns après les autres. Les livres font ses journées, et elle ne respire qu'en lisant. Ils l'aident à supporter les douleurs du quotidien. Mais ils vont également être ceux qui lui permettront de s'ouvrir aux autres, et de faire notamment la connaissance de son père et de son grand-père paternel, de très grands lecteurs eux aussi.

Tout comme les livres et la lecture (et les gâteaux !), la magie fait elle aussi partie intégrante du récit. Elle coule dans les veines de notre héroïne, et apparaît comme étant aussi inquiétante que salvatrice. Les fils qu'elles tissent sont indécelables, et comme le rappelle souvent Morwenna, il est impossible de savoir où elle commence et où elle s'arrête ; si elle a seulement agi sur les évènements ou les a créés de toutes pièces.

Ce roman indéfinissable ne plaira pas qu'aux amoureux de fantasy et de science-fiction, genres auxquels il rend un hommage émouvant. Pas besoin cependant d'être un (grand) amateur du genre pour pouvoir apprécier sa lecture (je suis vraiment novice en la matière - mais ai désormais grandement envie d'y remédier), même si je pense qu'avoir une connaissance des titres et des auteurs cités accroit sans doute le plaisir de lecture.

La plume de Jo Walton fait transparaître avec habileté l'intelligence, les sentiments, ainsi que la nature complexe et fascinante de son héroïne et du monde dans lequel elle évolue. C'est un livre qui nous habite. Et qui nous touche. Quand on le referme, il nous laisse une impression de manque. Et on voudrait que Morwenna ne cesse jamais de nous écrire.

"Those who do not believe in magic will never find it"


jeudi 8 janvier 2015

2014 in books

La première semaine de janvier s'est achevée hier, et je ne me suis toujours pas attelée au traditionnel bilan. Je sais qu'on en voit un peu partout en ce moment, mais comme je n'ai pas blogué toute l'année, je trouve que c'est un bon moyen de cloturer 2014 et de commencer la nouvelle année sur de nouvelles bases.

Préparer ce bilan m'a fait réaliser que 2014 n'aura pas été une année particulièrement riche en lectures. Je n'ai lu qu'une bonne cinquantaine de livres. Parmi eux, certains ont été de vraies révélations, d'autres de très bonnes lectures. Mais surtout, il y a surtout eu des livres sympas, c'est-à-dire, des livres qui m'ont divertie et que j'ai aimé, parfois sans plus, mais qui n'ont pas non plus été particulièrement mémorables. J'ai un peu l'impression d'avoir eu une année à "trois étoiles", pour vous donner une idée plus précise de mon ressenti. Pas mauvaise, mais pas exceptionnelle.

C'est aussi pour ça que je ne vais pas faire un Top 10, car il y en a certains dont je forcerais l'entrée, et qui finalement n'ont pas vraiment leur place à côté d'autres que j'ai absolument adoré et qui ont considérablement enrichi ma vie de lectrice. Je vais donc plutôt opter pour un bilan rédigé, et plus nuancé.


Si je ne devais retenir qu'un seul livre de mon année, ce serait A tree grows in Brooklyn de Betty Smith sur lequel je ne vais pas encore m'étaler. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller lire ma chronique en cliquant sur le titre. J'ai également été totalement transportée par To kill a mockingbird d'Harper Lee, autre monument de la littérature américaine. Juste derrière arrivent Les oreilles de Buster de Marie Ernestam et  The rain before it falls de Jonathan Coe. Deux merveilleuses découvertes que je recommande chaudement. Je n'ai pas rédigé de billet sur le premier mais vous pouvez en savoir plus sur le second par ici.

Je continuerai en mentionnant le premier tome des aventures de Flavia de Luce, The sweetness at the bottom of the pie d'Alan Bradley. Et puis il y a eu la découverte des aventures de Cormoran Strike avec The cuckoo's calling que j'ai particulièrement apprécié. Deux livres dont les suites seront lues en 2015, c'est certain.

En 2014, j'ai également découvert Rainbow Rowell dont on ne cesse d'entendre parler sur les blogs ou Youtube. J'ai lu Fangirl et Eleanor & Park que j'ai tous deux aimé pour des raisons similaires, bien que les deux romans soient assez différents. Rainbow Rowell a le don de construire des personnages très attachants, dans une histoire simple, mais efficace. De plus, ses histoires ont toutes les deux un contexte particulier. Le premier parle de fanfictions, et l'autre se passe en 1986. C'est toujours le petit plus qui fait qu'ils se démarquent des autres du genre.

Pour terminer cette partie, je citerai ma rencontre avec Barbara Constantine qui m'a fait passer de charmants moments avec Et puis Paulette... et Tom petit Tom tout petit homme. Ce sont des livres courts qui se lisent en très peu de temps et qui mettent du baume au coeur. Ne vous en privez pas.


En jeunesse, je retiens les premiers tomes des Folles aventures d'Eulalie de Potimarron d'Anne-Sophie Sylvestre, Lili Goth de Chris Riddell, The Spiderwick chronicles d'Holly Black et Tony Ditterlizzi ainsi que Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices de Rupert Kingsfisher. Des séries que j'aimerais poursuivre et terminer en 2015 (mise à part pour Lili Goth dont le 2ème tome n'est pas encore sorti).

Ce que j'ai apprécié en 2014, c'est d'avoir consacré un peu de temps à la relecture. J'ai relu deux romans d'Agatha Christie (Murder on the Orient Express, Death on the Nile), ainsi que les quatre premiers tomes d'Harry Potter. Depuis le temps que je me dis que je vais les relire, je peux vous assurer que c'est une grande satisfaction de m'y être remise ! Et là également, sans surprise, c'est toujours un plaisir qui ne connait pas de limites.

Autre bon point de l'année dernière : j'ai renoué avec les bandes-dessinées. J'en ai lu énormément durant mon enfance, mais c'est un genre que j'ai ensuite injustement délaissé. J'ai découvert quelques pépites comme Les carnets de Cerise ou La vraie vie d'Agatha ou encore Wika, Une rue en Amérique, Blacksad (non non, je ne lorgne pas sur l'intégrale), et les deux adaptations des deux premiers tomes de Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh par Cati Baur qui se sont toutes révélées de pures merveilles.


A part ça, j'ai eu une grosse déception avec L'éveil de Mlle Prim de Natalia Sanmartin Fenollera ainsi qu'avec Cyanure de Camilla Läckberg, plus récemment, mais dans une moindre mesure, en raison de la taille du livre et les attentes que j'y avais placées. Bien qu'Agatha Doyle au service de sa majesté de Caroline Triaureau avait tout pour me plaire, ça n'a pas fonctionné non plus, dommage... Je n'ai aussi que très moyennement apprécié Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson.

Je remarqué que la plupart de mes "bonnes" lectures sont arrivées en deuxième partie d'année. Il faut dire que j'ai été occupée par mon déménagement et mon installation au début de 2014. Je n'avais pas vraiment envie de lire, et je n'en avais pas vraiment le temps non plus. J'ai du inconsciemment (ou consciemment, en fait) me plonger dans des livres qui me demandaient moins d'attention et d'investissement. Aussi, je n'ai rien lu de Alexander McCall Smith en 2014, mais qu'est-ce qu'il se passe ? Il faut que ça change en 2015 ! Mais tout ça, ça sera pour le billet sur les bonnes résolutions :-)

Et vous ? Quel est votre ressenti sur votre année de lecture ? Des coups de coeur, des déceptions ?