Les tricoteuses du bord de mer était dans ma PAL depuis un certain temps, et il faut croire que j'avais un pressentiment car ce roman m'a vraiment déçue. Il y a des moments où entre deux lectures, vous avez envie de vous lover dans une petite bulle de douceur, et c'est ce dont j'avais envie lorsque je l'ai choisi. J'avais beaucoup aimé Blossom street de Debbie Macomber, un roman du même genre (que j'appelle cosy chick-lit) se déroulant lui aussi autour d'une boutique de tricot, donc je partais assez confiante, d'autant que l'histoire se déroulait en bord de mer, un décor que j'apprécie toujours dans les romans.
L'histoire commence alors que Jo perd son mari et décide d'aller s'installer dans le village côtier où vit sa grand-mère. Elle reprend la boutique que cette dernière a tenu toute sa vie, offrant ainsi à sa famille un nouveau départ. Si l'ambiance est agréable dans son ensemble, je n'ai pas du tout aimé l'héroïne principale, je ne me suis ni attachée à elle, ni à son histoire. Jo a la fâcheuse tendance à se plaindre constamment, et de façon faussement modeste. Elle est toujours débordée, et on dirait que c'est un peu la seule façon qu'a trouvé l'auteur pour lui donner de l'importance. Les relations entre les personnages sont téléphonées et exagérément prévisibles. Certes, on ne lit jamais ce genre de roman pour son scénario bien ficelé, mais j'attends toujours quelques joutes verbales ou relations inattendues au tournant. Le club de tricot est finalement assez effacé, il ne semble être qu'une énième chose pesant sur les épaules de Jo qui a déjà tant à faire ! Les personnages sont stéréotypés et creux et ne parlons pas des passages entiers de dialogues entre et avec les enfants qui n'apportent absolument rien et qui m'ont agacée plus qu'autre chose.
Bon, j'avoue, je suis un peu dure mais je peux vous assurer que j'ai peiné à le terminer. Il existe une suite au roman que, comme vous vous en doutez, je ne lirai pas.
Les tricoteuses du bord de mer, Gil Mc Neil, City Editions, 381 p.



