Alors que l'on navigue entre 2011 et 1941, nous partons à la découverte de personnages formidables et de leurs destins poignants. Petit à petit, les deux époques se rejoignent, les personnages s'entrecroisent et révèlent peu à peu l'intensité du lien qui les unit. Personnellement, je suis tombée totalement sous le charme du personnage de Vivien, dont on ne fait la connaissance que plus tardivement dans le récit. Il y a aussi Dorothy et sa personnalité particulière, sans oublier Laurel avec laquelle on ne rechigne jamais de partager nos impressions et théories au fur et à mesure que l'histoire progresse. J'ai adoré sa relation avec son petit frère Gerry et le lien simple et naturel qu'ils partagent. Et puis comment ne pas (re)mentionner Jimmy que j'ai déjà rapidement évoqué dans un de mes billets précédents. Kate Morton joue avec nos sentiments ; la perception qu'on a de chacun d'entre eux évolue au fil des chapitres et des révélations qu'elle distille parfaitement pour nous tenir en haleine, sans nous exclure de l'histoire. Les atmosphères sont très palpables et étoffent le récit sans l'alourdir. Je pense que c'est un peu le secret de l'auteur, un savant dosage de tout ce qui fait une bonne histoire du genre.
Pour ceux qui n'ont pas lu mes billets précédents, ou ceux qui veulent se rafraîchir la mémoire, je vous mets ci-dessous le résumé du roman en français qui est disponible en version poche sous le titre La scène des souvenirs.
Suffolk, 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend au chevet de sa mère mourante. Alors qu'elles parcourent ensemble un album de famille, une photo s'en échappe – un instantané que Laurel n'a jamais vu. L'une des deux jeunes femmes est bien sa mère, Dorothy, mais l'autre ? Sans s'en douter, Laurel vient d'ouvrir la boîte de Pandore, libérant les secrets, et les souvenirs. Ceux de Dorothy, qui dorment sous les décombres des bombardements londoniens de 1941, mais aussi les siens – ce terrible et brûlant été de son enfance.




